30.03.2009
Mayotte département : un grand « Oui »
La petite île de l'océan Indien devient le 101e département français. Pas de surprise au référendum.
Les habitants de Mayotte votaient hier pour faire de leur petite île de l'océan Indien le 101e département français et le 5e département d'outre-mer (Dom).
C'était la dernière étape d'un long processus entamé en 1974, dont les habitants espèrent qu'il leur garantira la stabilité et une amélioration de leur niveau de vie.
L'issue du référendum ne faisait guère de doute dans cette île où l'ensemble de la classe politique et les syndicats avaient fait campagne pour le « oui ».
Les seules voix discordantes étaient venues de dignitaires religieux musulmans, dénonçant la disparition progressive de certaines de leurs prérogatives.
Lors du référendum, le « oui » l'a emporterait, en effet, avec 95,2 % des voix. Le « non » recueillerait 4,8 % des voix (taux de participation 61,02 %).
Le passage du statut de « collectivité départementale » en département d'outre-mer devrait être effectif en 2011.
Une manifestation a eu lieu, hier, à Moroni, aux Comores, pour dénoncer l'organisation du référendum à Mayotte
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28.03.2009
L’outre-mer français aujourd’hui
François Luchaire Président honoraire de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
L’outre-mer français désigne aujourd’hui quatre départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion), deux collectivités territoriales créées par la loi (Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte), trois territoires d’outre-mer : Îles Wallis-et-Futuna, les terres australes et antarctiques, et la Polynésie française qui devrait, tout en restant française, cesser d’être un territoire d’outre-mer pour occuper une place spéciale dans la Constitution), et enfin la Nouvelle-Calédonie qui n’est plus un territoire d’outre-mer depuis la loi constitutionnelle du 20 juillet 1998 (titre XIII de la Constitution).
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, ce qu’on appelait l’Empire français était beaucoup plus vaste.
Il comprenait de plus l’Indochine (Vietnam, Cambodge, Laos), l’Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie), les établissements français dans l’Inde et les territoires d’outre-mer d’Afrique noire et de Madagascar.
Tous ces pays ont cessé d’être français et ont signé avec la France des accords qui, pour certains d’entre eux (Vietnam, Algérie), sont la conséquence de conflits armés.
Ceux qui sont restés dans la République y ont une place spéciale : le principe de la libre détermination des peuples s’applique à leurs populations ; leurs institutions diffèrent de celles de la métropole non seulement dans leurs organisations, mais dans leurs principes mêmes ; enfin beaucoup s’interrogent sur leur avenir.
Que ces pays fassent partie de la République, ce n’est pas contestable. Chacun a sa place dans une catégorie prévue par la Constitution : articles 72 et 73 pour les départements d’outre-mer, articles 72 et 74 pour les territoires d’outre-mer, article 72 pour les collectivités créées par la loi.
Seule la Nouvelle-Calédonie fait l’objet d’un titre spécifique (titre XIII) consacré aux « dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie » ; mais la loi organique du 19 mars 1999 qui met en œuvre les articles composant ce titre (articles 76 et 77) confirme sa place dans la République.
En effet, cette loi dispose que la Nouvelle-Calédonie se compose de trois provinces (article 1er ) et que ces provinces « sont des collectivités territoriales de la République » (article 3).
D’ailleurs, l’article 21 de la même loi organique régit les « dessertes maritimes et aériennes entre la Nouvelle-Calédonie et les autres points du territoire de la République ».
La Nouvelle-Calédonie est donc bien un territoire de la République française.
Celle-ci, souveraine dans ce territoire comme dans les autres territoires français, peut à tout moment modifier les dispositions qui le concernent.
Mais, pour bien des aspects qui ne sont pas seulement géographiques, la France d’outre-mer se distingue de la France métropolitaine.
La Constitution, telle qu’elle est interprétée et appliquée par le Conseil constitutionnel, reconnaît, pour la France d’outre-mer, le principe de la libre détermination des peuples.
Le préambule de la Constitution de 1958 contient deux phrases,
·l’une destinée à la France entière et
·l’autre qui la complète pour ce qui concerne les territoires d’outre-mer.
D’après la première, « le peuple français proclame son attachement aux droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale... » ; d’après la seconde, « en vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles... ».
Cette disposition est à l’origine d’une discussion qui opposa Léopold Sedar Senghorau représentant du Général de Gaulle, Raymond Janot.
Ce dernier affirmait que le préambule n’avait pas force constitutionnelle et que le Conseil constitutionnel ne pourrait en imposer le respect au législateur.
Senghor estimait au contraire que ces phrases du préambule étaient essentielles pour l’outre-mer et devaient donc avoir force constitutionnelle.
Le Conseil constitutionnel devait lui donner raison après le départ du Général de Gaulle ; sa décision du 16 juillet 1971 affirme la valeur constitutionnelle du préambule.
Certes cette décision concerne les droits de l’homme, mais quelques années plus tard le Conseil constitutionnel devait faire application du principe de libre détermination à propos de la Nouvelle-Calédonie (décision du 2 juin 1987), puis de Mayotte (décision du 4 mai 2000), puis des départements d’outre-mer (décision du 7 décembre 2000).
Mais c’est à un peuple qu’est reconnu le droit de libre détermination.
Le Conseil, à plusieurs reprises, a consacré le principe de l’unité du peuple français.
Notamment à propos de la Corse, il a, au nom de ce principe d’unité, censuré l’expression « le peuple corse » composante du peuple français (décision du 12 mai 1991).
Cette décision — très importante pour la Corse — n’est pas contredite par les décisions précédemment citées si l’on précise que ces dernières ne concernent que l’outre-mer.
Pour cela, le Conseil devait s’inspirer de la phrase du préambule concernant les territoires d’outre-mer.
Pour la Nouvelle-Calédonie et la décision de 1987, c’était chose facile puisqu’à l’époque c’était un territoire d’outre-mer.
Pour Mayotte c’était déjà plus difficile puisque si Mayotte avait fait partie d’un territoire d’outre-mer, les Comores, n’en faisaient plus partie depuis 1975; pour les départements d’outre-mer il n’était pas possible de se référer à la lettre du préambule puisque celui-ci vise les territoires d’outre-mer, les décisions du Conseil ont donc fait l’impasse sur le mot territoire en considérant que le principe de libre détermination valait pour toutes les populations d’outre-mer intéressées « notamment sur l’évolution statutaire de leur collectivité à l’intérieur de la République ».
Il en résulte aussi que, dans chaque pays français d’outre-mer, il y a un peuple distinct du peuple français même s’il en est l’une des composantes. Le principe de l’unité du peuple français vaut pour la métropole, donc pour la Corse, mais pas pour l’outre-mer.
Il en découle une conséquence fondamentale : les populations d’outre-mer peuvent être appelées à participer à l’élaboration de leurs propres institutions.
Le Conseil constitutionnel a donc admis la constitutionnalité de référendums locaux. Celui organisé en 1987 en Nouvelle-Calédonie offrait aux populations le choix entre la sécession et un statut nouveau dans la République.
Ceux organisés par la suite portaient, en Nouvelle-Calédonie, sur l’accord dit de Nouméa conclu entre le gouvernement français et des formations politiques néo-calédoniennes, à Mayotte, sur des avant-projets de propositions gouvernementales.
Enfin, le Conseil constitutionnel, dans sa décision du 7 décembre 2000, a admis la constitutionnalité d’une loi permettant de soumettre par référendum aux populations des départements d’outre-mer, des modifications de leurs institutions.
Chaque fois, le Conseil a justifié la constitutionnalité du référendum en invoquant la phrase du préambule affirmant le principe de la libre détermination des peuples.
Cela se comprend pour le premier référendum en Nouvelle-Calédonie puisqu’il permettait la sécession.
Pour les autres référendums, on peut regretter cet appel à la libre détermination des peuples puisque la consultation ne porte ou n’est envisagée que sur des institutions administratives.
La loi permet dans certains cas des référendums à l’échelle d’une ou de plusieurs communes ; jamais à ce propos n’a été invoqué la libre détermination de ces communes.
Faudrait-il interdire tout référendum portant sur une fusion entre la Haute et la Basse-Normandie sous prétexte que les normands ne sont pasou ne sont plus — un peuple d’outre-mer ? —
Toujours est-il que le principe de l’unité du peuple français ne s’étend pas aux peuples d’outre-mer. Ceux-ci, au même titre que la population métropolitaine, sont des composantes du peuple français.
Il est alors plus facile de comprendre pourquoi les institutions des pays d’outre-mer reposent sur des principes dont certains s’opposent à ceux en vigueur en métropole.
Les institutions de la France d’outre-mer évoluent dans le sens d’une autonomie de plus en plus grande; mais s’il en a été ainsi très rapidement pour les territoires d’outre-mer, les départements d’outre-mer ont connu une période d’assimilation.
Lors de la discussion de la Constitution de 1946, Senghor, au nom du parti socialiste, prônait une confédération pour les territoires d’outre-mer qui étaient alors essentiellement ceux de l’Afrique noire et de Madagascar.
C’était s’engager sur la voie d’une autonomie préfaçant l’indépendance.
Il n’eut pas de succès mais le 23 juin 1956, la loi-cadre de Gaston Defferre permit des réformes très décentralisatrices.
Au cours de l’été 1958, Senghor, au nom des indépendantistes d’outre-mer, reprit la thèse de la décentralisation.
Il échoua encore mais proposa que la Constitution prévoie des accords de la République avec des territoires ayant choisi l’indépendance.
Le général de Gaulle, devant le Comité consultatif constitutionnel, s’y opposa en assurant qu’il se refuserait à aider financièrement des territoires ayant choisi la sécession.
Pendant le même été, Georges Vedel écrivait dans le journal Le Monde qu’il serait vain de rédiger un titre spécial sur l’outre-mer car inévitablement les rapports des pays d’outre-mer avec la République résulteraient d’accords internationaux.
Senghor et Vedel avaient été entendus car deux ans plus tard la Communauté éclatait et les territoires qui l’avaient choisie devenait indépendants.
Certes quelques territoires choisirent de garder leur statut au sein de la République mais cela ne les empêcha pas quelques années plus tard de devenir indépendants ; il s’agit du territoire des Affars et des Issas, anciennement côte française des Somalis, devenu République de Djibouti et de l’archipel des Comores.
Pour la Réunion et les colonies d’Amérique, la politique d’assimilation commence par s’imposer : la loi du 19 mars 1946 en fait des « départements français ».
L’article 73 de la Constitution de 1946 dispose que le régime législatif des départements d’outre-mer est le même que celui des départements métropolitains sauf exception déterminée par la loi.
En 1958, le Comité consultatif constitutionnel repoussa une proposition de Senghor qui voulait permettre d’en faire des régions disposant alors d’une certaine autonomie.
L’article 73 de la Constitution de 1958 est moins précis que celui de 1946 : il affirme que « le régime législatif et l’organisation administrative des départements d’outre-mer peuvent faire l’objet de mesures d’adaptation nécessitées par leur situation particulière ».
Mais le Conseil constitutionnel a interprété très strictement cet article en s’estimant juge — assez restrictif — de cette nécessité (décisions du 2 décembre 1982 et 25 juillet 1984).
Certes, chaque département d’outre-mer est devenu une région.
Mais par souci d’identification avec les régions métropolitaines, malgré leur caractère monodépartemental, ceci aboutissait à établir sur le même territoire deux assemblées (le conseil général et le conseil régional) et deux exécutifs (les présidences de ces mêmes assemblées).
Cette dualité est l’une des raisons — mais non la seule — qui a amené le Président Jacques Chirac et le gouvernement Jospin à déclarer qu’ils ne s’opposeraient pas à une modification des articles de la Constitution concernant ces départements.
La voie a donc été ouverte à des principes très différents de ceux qui gouvernent la métropole.
Une première règle est fondamentale : « la loi est votée par le Parlement »; c’est ce que déclare l’article 34 de la Constitution qui énumère les règles et principes fondamentaux qui ne peuvent émaner que du Parlement.
Or, pour les territoires d’outre-mer, ce principe s’est trouvé mis de côté depuis une décision du Conseil constitutionnel en date du 2 juillet 1965.
Le Conseil affirme en effet que les territoires d’outre-mer gardaient les compétences que leur avait donné la législation antérieure même dans les matières de l’article 34 de la Constitution et permet à la loi organique de modifier ces compétences ; le législateur peut donc répartir comme bon lui semble les attributions respectives de l’État et des assemblées des territoires d’outre-mer et donc d’accroître l’autonomie de ces territoires.
C’est d’ailleurs ce qu’il a fait : pour la Polynésie française, la loi organique du 12 avril 1996 énumère limitativement les compétences de l’État et laisse toutes les autres au territoire.
Ainsi la même matière peut faire l’objet de lois en métropole et d’une délibération de l’Assemblée territoriale en Polynésie.
Pour la Nouvelle-Calédonie, la loi organique du 19 mars 1999 a réparti selon un principe analogue les attributions entre l’État, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et les assemblées provinciales.
Elle va même plus loin dans la mise en œuvre de la loi constitutionnelle du 20 juillet 1998 ; elle décide en effet que, dans certaines matières, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie peut prendre des « lois du pays » soumises au seul contrôle du Conseil constitutionnel.
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une réforme constitutionnelle donnant le même pouvoir à l’Assemblée territoriale de Polynésie; mais cette réforme n’a pu encore être soumise à l’approbation du Congrès du Parlement de la République.
Un autre principe veut que l’État ait en charge les négociations avec les Etats étrangers.
Le code général des collectivités territoriales permet à ces dernières de conclure des accords de coopération avec l’étranger mais seulement s’il s’agit d’autres collectivités, jamais avec des États.
Or la loi du 19 mars 1999 (article 29) permet au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de négocier et de conclure dans les domaines de compétence du territoire, des accords avec des États du Pacifique.
La loi du 13 décembre 2000 permet au gouvernement de la République d’autoriser le président du conseil général ou du conseil régional d’un département d’outre-mer à négocier des accords internationaux avec des États voisins.
Ainsi, au total, les organes des pays d’outre-mer disposent de pouvoirs que les organes métropolitains correspondants ne peuvent recevoir.
Quelle sera l’évolution des pays d’outre-mer ?
L’autonomie va sans cesse en progressant ; elle est très large en Nouvelle-Calédonie, elle le sera prochainement en Polynésie; l’ancien gouvernement avait prévu une augmentation considérable des attributions des départements d’outre-mer.
Cependant, cette tendance est freinée par une interprétation centralisatrice — et donc jacobine — des textes : en effet, l’État est le protecteur de la liberté; or toute loi ou tout règlement porte plus ou moins atteinte à la liberté.
Par exemple, la santé relève de la Polynésie mais toute mesure sanitaire affecte la liberté.
Des courants autonomistes — ou même indépendantistes — existent partout.
Dans les départements d’outre-mer, l’assimilation est réclamée sur le plan social, mais pas sur les autres.
La spécificité est maintenant réclamée, bien que la Réunion paraisse se satisfaire de ses institutions actuelles.
Ces collectivités territoriales créées par la loi doivent être mises à part.
Saint-Pierre-et-Miquelon donne l’exemple d’une décentralisation très large : son conseil général exerce de plus les attributions d’un conseil régional et a compétence en matière fiscale (malgré l’article 34 de la Constitution) et douanière (limitée par son appartenance à la Communauté européenne) ainsi qu’en matière d’urbanisme et de logement.
À Mayotte, les populations réclament le statut de département d’outre-mer; la loi en a fait une collectivité départementale; l’assimilation avec la métropole est recherchée pour mieux établir les liens avec cette dernière.
La France d’outre-mer peut-elle être emportée par la vague indépendantiste ?
Il ne le semble pas. Certes, en Nouvelle-Calédonie sont prévues des consultations sur l’accès du territoire à la pleine souveraineté.
La Constitution encourage cette issue puisque ses dispositions relatives à la Nouvelle-Calédonie ne sont que transitoires, mais dans ce territoire comme dans les autres parties de la France d’outre-mer, le courant indépendantiste ne représente pas — et de loin — la majorité des populations.
D’ailleurs, celles-ci ont de plus en plus le sentiment que leurs institutions ne peuvent raisonnablement fonctionner sans l’assistance économique, technique et financière de la France.
L’appartenance, grâce à la France, à la Communauté européenne est pour beaucoup un avantage à ne pas négliger.
Dans un monde dominé par les plus puissantes nations, il vaut mieux se présenter dans un grand ensemble plutôt qu’individuellement.
Si véritablement un pays, grâce à l’autonomie, peut gérer librement ses propres affaires, pourquoi voudrait-il intervenir sur la scène internationale avec des charges considérables et des moyens réduits ?
Encore faudrait-il que cela soit compris aussi bien en métropole qu’outre-mer.
Source : Cairn 2007
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27.03.2009
hé bé ... !

Effectivement, à première vue, ça peut surprendre ... !
P.S. - vidéo reçue d'une coquine....!
http://video.planet.fr/video/iLyROoaftI8o.html
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24.03.2009
Un parachute doré de 3,2 millions d'euros pour l'ancien PDG de Valéo
Thierry Morin, l'ancien PDG de Valéo pourrait partir avec 3,2 millions d'euros.
L'ancien PDG de l'équipementier automobile Valeo, Thierry Morin, va recevoir un parachute doré de 3,2 millions d’euros. L’entreprise a pourtant perdu 207 millions d’euros en 2008 et 1 600 emplois sont en cours de suppression.
Remercié vendredi pour "divergences stratégiques" avec son conseil d'administration, Thierry Morin devrait quitter l’entreprise avec une indemnité de départ de 3,2 millions d'euros, annonce ce mardi Libération.
Le groupe avait fixé en février l'indemnité de départ forfaitaire de M. Morin "à deux ans de rémunération fixe et variable, la rémunération à prendre en compte étant la moyenne des rémunérations fixes et variables perçues au titre des trois derniers exercices précédant son départ".
Cette indemnité pouvait être versée dans le cas d'un changement de contrôle du groupe ou dans celui d'un changement de stratégie décidé par le conseil d'administration, est-il indiqué dans le document de référence 2008 de Valeo.
Cette annonce intervient alors que l'entreprise de sous-traitance automobile a perdu :
207 millions d'euros en 2008 et qu'elle prévoit la suppression de 1 600 emplois.
Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a déjà annoncé que l'Etat, actionnaire de Valeo, votera contre le versement de cette indemnité de départ, lors de l'assemblée générale du groupe.
Pour info : l'Etat "s'opposera" au parachute doré de Thierry Morin annonce Luc Chatel.
L'Etat, actionnaire de Valeo à hauteur de 8%, votera contre le versement de l'indemnité de départ du PDG de l'équipementier automobile, Thierry Morin, lors de l'assemblée générale du groupe, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
"L"Etat a accompagné cette société et je trouve choquant que dans le contexte actuel, on mette en place ce type de rémunération", a ajouté le porte-parole du gouvernement, en demandant à M. Morin de faire "face à ses responsabilités".
L'ex-PDG de Valeo, remercié vendredi pour des divergences avec ses actionnaires, va recevoir une indemnité de départ de 3,2 millions d'euros, selon Libération.
Source : OUEST-France
19:55 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les dirigeants de la Société générale renoncent à leurs stock-options
Face à la polémique qui faisait rage - face aux demandes de plus en plus pressantes du gouvernement - la banque a fini par annoncer que ses quatre dirigeants avaient renoncé complètement à recevoir leurs stock-options.
L’affaire avait fini par prendre des proportions inquiétantes. Tout le monde se retrouvait à taper à bras raccourcis sur les dirigeants de la Société générale.
Leur tort ?
Avoir annoncé, en pleine tourmente financière, que 70.000 stock-options étaient attribuées au président de la banque, Daniel Bouton, que 150.000 autres iraient au directeur général Frédéric Oudéa ; ses deux adjoints étaient aussi concernés.
Voilà qui fait mauvais genre, à un moment où, surtout, la banque a reçu 1,7 milliard d’euros de l’Etat - c’était en décembre dernier.
L’affaire est d’ailleurs montée jusqu’au sommet de l’Etat. Nicolas Sarkozy avait été très clair, vendredi : “les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n’est pas admissible quand il y a des aides publiques.”.
Sa ministre de l’Economie lui a emboîté le pas. “Il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général”.
Christine Lagarde n’a pas exclu d’en passer par la loi, pour règlementer l’attribution des stock-options.
Pourtant, les dirigeants de la Société générale avaient, dès vendredi, accepté provisoirement de ne pas “exercer” leurs stock-options. Un geste mal perçu par le gouvernement - on l’a constaté.
Source : France-info
Mon commentaire :
Les socialistes, pardon, les sociaux-démocrates n’ont pas intérêt à ramener leurs fraises. En effet, c’est bien un social-démocrate, l’actuel Président du FMI qui a mis en place les options sur titres (stock-option) en France. Mais ce n’est pas ça le plus grave ! Cette loi n’a jamais pensé à contraindre les conseils d’administration ou les directoires, via leurs dirigeants à réserver un part significative des options sur titres aux salariés qui n’ont pas une fonction de direction. Si c’était pensé de cette manière, nous n’assisterions pas à cette levée de boucliers des personnels de supervision et d’exécution.
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Des cadres d'AIG vont rendre 50 millions de dollars de primes
Des cadres de l'assureur américain AIG ont accepté de rendre environ 50 millions de dollars au total provenant des primes qu'ils ont reçues. : Reuters
Quinze des 20 principaux cadres dirigeants de l'assureur américain AIG bénéficiaires de primes ont accepté de rendre la totalité de leurs bonus.
Selon Andrew Cuomo, Procureur général de New-York, cette décision représenterait un montant d'environ 50 millions de dollars.
Le responsable de la Justice espère qu'au final la moitié des 165 millions de dollars de primes versées par AIG sera récupérée.
Une porte-parole d'AIG a par ailleurs annoncé tard hier soir la démission d'une poignée de hauts dirigeants de la division des produits financiers, dont la responsabilité dans la quasi-faillite du groupe a été pointée du doigt par les autorités américaines.
AIG a versé 165 millions de dollars en primes à des cadres de la société, alors que l'Etat a injecté 170 milliards de dollars pour la sauver de la faillite, ce qui a provoqué la colère de l'opinion publique et du Congrès.
19:45 Publié dans GéoEconomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Iran : le geste d'Obama
« Washington veut voir l'Iran prendre la place qui lui revient de droit dans la communauté des nations... Une place qui ne peut être atteinte par la terreur ou les armes. »
Le message vidéo envoyé, la semaine dernière, par Barack Obama, aux dirigeants de la République islamique d'Iran ainsi qu'au peuple iranien, est un tournant symbolique important de la diplomatie américaine.
Le guide suprême, l'ayatollah Khamenei, en a limité la portée, « attendant des changements dans les actes et pas seulement dans le discours ».
On se souvient que George W. Bush classait l'Iran dans « l'axe du mal ».
Son successeur reconnaît, non seulement le statut régional incontournable de l'Iran, en invitant les Iraniens à participer aux discussions sur l'avenir de l'Afghanistan, mais plus encore son régime, en appelant directement la « République islamique » par son nom.
Par ce geste, qui précède l'élection présidentielle en Iran, le Président américain ne reste pas seulement fidèle aux promesses de changement et d'ouverture faites lors de sa campagne électorale.
Il espère influencer directement les électeurs iraniens.
Voyez, dit-il au peuple iranien qui, dans sa majorité, a souhaité son élection à la présidence des États-Unis : « L'Amérique a changé. Quand l'Iran va-t-il changer à son tour ? Soyez raisonnables sur la question du nucléaire militaire et tout redeviendra possible entre nous. »
Or, le régime Iranien a utilisé, depuis des décennies, l'hostilité déclarée des États-Unis pour consolider sa mainmise sur le pays.
La réticence dont il fait preuve à l'égard des ouvertures américaines montre qu'il est bien conscient du danger.
C'est en cessant de parler de « changement de régime » que Washington fragilise potentiellement le régime des mollahs ou, pour le moins, les plus radicaux d'entre eux, regroupés derrière la figure du Président Ahmadinedjad.
L'initiative du Président américain constitue aussi un double message à destination de la Russie et d'Israël.
Le geste d'ouverture à l'égard de Téhéran démontre à Moscou la flexibilité nouvelle de Washington. « Si la relation entre l'Iran et les États-Unis demeure au point mort, ce n'est pas de notre faute ! À vous d'en tirer des conséquences ; souhaitez-vous vraiment voir un de vos nombreux voisins devenir une puissance nucléaire de plus ? Si ce n'est pas le cas, rejoignez le camp de la raison avec clarté et soutenez nos initiatives diplomatiques. »
Le message à l'égard d'Israël est plus clair encore.
Alors qu'une coalition de droite, intégrant même des éléments d'extrême droite comme le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, arrive au pouvoir, Washington renvoie un message sans ambiguïté à l'État hébreu.
« Mon prédécesseur, George W. Bush, ne vous a pas soutenus dans votre projet d'attaques préventives sur le potentiel nucléaire iranien. N'attendez pas plus de compréhension de ma part. »
Il ne faut pas attendre de résultats spectaculaires du geste américain.
Le régime des mollahs, en dépit de sa piètre gestion de l'économie et du social et de sa « lourdeur idéologique », n'est pas sur le point de disparaître ni de réduire ses ambitions nucléaires.
Avec une crise économique d'une ampleur unique et avec deux guerres sur les bras, en Irak et en Afghanistan, l'Amérique n'a sans doute pas les moyens de ses ambitions diplomatiques initiales.
L'ouverture à l'Iran n'en constitue pas moins un geste symbolique d'une grande importance.
Dominique Moïsi
Conseiller spécial de l'Ifri (Institut français des relations internationales), professeur invité à l'Université d'Harvard.
Source : Ouest-France
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29 mars 1947 - Révolte à Madagascar
Le 29 mars 1947 éclate une insurrection dans la colonie française de Madagascar. La répression va provoquer des dizaines de milliers de victimes.
Joseph Savès.
Plantations tropicales et travail forcé
En 1947, la Grande Île compte 4 millions d'habitants sur une surface grande comme la France. Parmi eux 35.000 Européens.
La côté orientale, au climat tropical, compte beaucoup de plantations coloniales où l'on cultive le clou de girofle et la vanille, principale richesse de l'île. Les habitants de cette région ont souffert plus que les autres du travail forcé. Celui-ci, qui a donné lieu à de nombreux abus, a été remplacé en 1924 par des «travaux d'intérêt général», guère plus réjouissants ! C'est de cette région que va jaillir l'insurrection...
Humiliations
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'administration de l'île se met aux ordres du gouvernement collaborationniste de Vichy avant de rendre les armes aux Anglais qui occupent Madagascar en 1942.
Les Anglais remettent l'île aux représentants du général de Gaulle. Maladroits, ces derniers multiplient les réquisitions sous prétexte d'accélérer le développement de l'économie. Ils humilient les habitants en leur appliquant de façon rigoureuse le statut de l'«indigénat».
Mais dès la fin de la guerre, à Tananarive, la capitale, les élites malgaches se prennent à rêver aux principes de liberté édictés par les Anglo-Saxons dans la Charte de l'Atlantique.
Beaucoup revendiquent une intégration complète de l'île dans la République française.
Trois députés malgaches à l'Assemblée constituante française fondent dès 1946 à Paris le Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache (MDRM) avec l'objectif d'une pleine participation des Malgaches à la vie politique...
L'un d'eux, cependant, Joseph Raseta, ne s'en tient pas là. Il crée la même année une société secrète, la Jina (Jeunesse nationaliste), et prépare un soulèvement violent en vue de conquérir l'indépendance. Son message est bien reçu dans les villages et plantations de la côte orientale.
Insurrection
Les dirigeants de la IVe République ignorent le projet d'insurrection bien que les services de la Sûreté dirigés par le commissaire Marcel Baron en soient informés grâce à des agents infiltrés dans la Jina et d'autres sociétés secrètes.
Le MDRM, également informé, diffuse dans les villages un télégramme demandant à chacun d'éviter les violences. Mais l'appel est sans effet. Selon certains commentateurs, les autorités françaises auraient fait en certains lieux arracher les affiches comme si elles souhaitaient en découdre avec les opposants cachés !
C'est ainsi que le 29 mars, quelques centaines d'hommes simplement armés de sagaies et de coupe-coupe attaquent des petites villes côtières et des plantations. Ils s'en prennent aux Européens mais aussi aux Malgaches qui vivent et travaillent avec eux. Les colons sont pris au dépourvu et ne peuvent réagir faute de moyens militaires sur place.
Le gouvernement de Paul Ramadier, désemparé, fait porter la responsabilité des troubles sur les trois parlementaires du MDRM. Les députés, y compris l'extrême-gauche communiste, lèvent sans rechigner leur immunité parlementaire. Ils sont arrêtés. Deux seront condamnés à mort mais leurs peines heureusement commuées en exil.
Malgré cela, la jacquerie s'étend. Elle embrase rapidement toute la partie orientale de l'île, où la misère et les frustrations sont les plus grandes. Les rumeurs les plus folles courent sur le compte des insurgés, soupçonnés des pires atrocités.
Le gouvernement envoie à Madagascar des renforts, essentiellement des troupes coloniales (tirailleurs sénégalais) : au total 18.000 hommes début 1948. La répression donne lieu à de nombreux débordements et crimes de guerre : tortures, exécutions sommaires, regroupements forcés, mises à feu de villages,...
Parmi les crimes les plus graves figure celui du 6 mai 1947, quand le commandant du camp de Moramanga, dans la crainte d'une attaque, fait mitrailler plus d'une centaine de militants du MDRM emprisonnés dans des wagons.
L'armée française expérimente aussi une nouvelle technique de guerre psychologique : des suspects sont jetés vivants d'un avion pour terroriser les villageois de leur région.
En vingt mois, la «pacification» va faire 89.000 victimes chez les Malgaches selon les comptes officiels de l'État français. Mais ces comptes auraient été exagérés par méconnaissance du terrain et pour alourdir le dossier d'accusation du MDRM.
Jean Fremigacci, maître de conférences à Paris-I et enseignant à l'université de Tananarive, établit le nombre des morts entre 30.000 et 40.000, dont 10.000 de mort violente et le reste de faim ou de maladie, ce qui est déjà beaucoup si on le rapporte aux 700.000 habitants de la région concernée.
Les forces coloniales perdent quant à elles 1.900 hommes (essentiellement des supplétifs malgaches). On relève aussi la mort de 550 Européens, dont 350 militaires. La disproportion des pertes tient à ce que les rebelles ne disposaient en tout et pour tout que de 250 fusils.
En métropole, Le Figaro et L'Humanitéparlent du soulèvement mais le gouvernement et l'ensemble des organes de presse minimisent son importance et ne disent rien de la répression. L'opinion publique, il est vrai, est davantage préoccupée par le rationnement, les grèves et la guerre froide.
L'insurrection de 1947 a été gommée de la mémoire collective des Français mais aussi des Malgaches qui admettent mal que les leurs aient pu très durement s'affronter.
Bibliographie
Le professeur Jean Fremigacci, qui a enseigné de 1969 à 1988 à l'université de Tananarive, vient de publier un article sur le sujet : «La vérité sur la grande révolte de Madagascar», in L'Histoire, N°318, mars 2007.
Il existe aussi un ouvrage de référence (que je n'ai pas moi-même lu) : L'insurrection malgache de 1947 (Jacques Tronchon, éditions Karthala, 1974).
Source : herodote.net
19:33 Publié dans Anniversaires historiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.03.2009
Obama offre un nouveau départ à l'Iran

Après 30 ans de froid, le Président américain a adressé un message de Nouvel an aux dirigeants de la République islamique.
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George Bush rêvait de renverser le régime des mollahs, qu'il avait rangé sur l'Axe du mal. Eh bien, apparemment, c'est terminé !
Et c'est sans doute l'essentiel du discours adressé, hier, par Barack Obama, à l'occasion de Nowruz, la fête persane du Nouvel an.
Établir des relations constructives
Contrairement à Bush, qui offrait ses voeux au seul peuple iranien, Obama s'est aussi (surtout !) adressé « aux dirigeants de la République islamique ».
Et pour s'assurer que son message serait entendu, la Maison-Blanche a distribué la vidéo aux grandes chaînes du golfe Persique.
Que propose Obama ?
Un « nouveau commencement », alors que les relations sont rompues depuis 1980, après la prise d'otages à l'ambassade américaine à Téhéran.
Extrait :
« Mon administration est désormais résolue [...] à établir des relations constructives entre les États-Unis, l'Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel. »
Obama veut que la République islamique d'Iran « prenne la place qui lui revient sur la scène mondiale ».
Il lui demande en contrepartie des gestes : « Vous aussi, vous avez un choix à faire [...] Cette place ne peut être obtenue par la terreur et les armes ».
En clair : ne préparez pas une bombe atomique, n'armez pas le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza.
La nouvelle Maison-Blanche calcule qu'elle s'adresse à un régime paranoïaque, dont la frénésie nucléaire et balistique s'explique par son sentiment d'être assiégé, il est de fait encadré par l'armée US en Afghanistan et en Irak.
Obama parie qu'un Iran rassuré sera un Iran coopératif.
Téhéran a répondu avec une inhabituelle rapidité, un porte-parole du président Ahmadinejad accueillant « favorablement » l'adresse d'Obama et le ministre de l'Énergie saluant un discours « clairement positif ».
Bref, Téhéran est intéressé... mais demande « des actes ». La porte (n')est (qu')entrouverte.
source : ouest-france
22:40 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le Vatican peut-il se réformer ?
Après l’affaire Williamson et l’excommunication d’une mère brésilienne qui a fait avorter sa fille suite à un viol, le pape Benoît XVI a à nouveau provoqué la polémique, en déclarant qu’on ne "peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs".
En déclarant mardi 17 mars 2009, dans l’avion qui le menait à Yaoundé, au Cameroun, que l’on ne pouvait "pas régler le problème du sida (...) avec la distribution de préservatifs" et que, "au contraire, (leur) utilisation aggravait le problème", Benoît XVI a suscité un concert d’indignations au quatre coins du monde, et particulièrement en France en ces jours de Sidaction.
Au Quai-d’Orsay, la secrétaire d’Etat française chargée des Droits de l’homme, Rama Yade, s’est dite "ahurie" par ces propos "régressifs (...) qui remettent en cause l’esprit et la pratique d’un combat de plusieurs décennies".
Le professeur d’immunologie clinique et de médecine interne Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales, s’est montré, pour sa part, "catastrophé par ce type de messages extrêmement contre-productif, alors même que le pape arrive sur le continent africain, le continent le plus touché par l’épidémie".
"C’est la consternation. Le pape vit-il au XXIe siècle ?", s’est demandé Alain Fogue, du Mouvement camerounais pour le plaidoyer à l’accès aux traitements (Mocpat), alors que d’autres, comme Alain Juppé, tout en se déclarant catholique et "attaché aux valeurs chrétiennes", estiment que "ce pape commence à poser un vrai problème".
Etait-ce la phrase de trop ? Après la "tempête" déchaînée par la levée de l’excommunication des quatre prélats intégristes, dont le négationniste Richard Williamson ou l’excommunication au Brésil d’une mère ayant fait avorter sa fillette de 9 ans violée par son beau-père, les dernières déclarations du Saint-Père sèment le doute, l’inquiétude et des interrogations sur la gouvernance de l’Eglise de Rome, creusant d’avantage le fossé entre le Vatican et une partie des membres de l’Eglise catholique.
Source : C’DANS L’AIR
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